"Pleins feux sur l'Argentine. C'est à quelques mètres de la place de la mairie, petite rue Saint-Pierre, que se niche la cantina qu'Horacio Lopez a ouvert voici quelques mois. En franchissant le seuil de ce restaurant rapide à la sauce gaucho, c'est le dépaysement assuré. Le drapeau bleu et blanc frappé du soleil s'affiche en grand dans un coin, tandis que le fanion du Boca junior met dans l'ambiance… On est déjà en Argentine. « Le Boca, c'est le club de la famille », explique Horacio Lopez Cuestas avec un grand sourire. Sur le comptoir trônent quelques-unes des quinze sortes de vin de l'hémisphère sud (Uruguay, Chili, Argentine) qu'Horacio sert avec ses empanadas, sorte de petits chaussons fourrés au choix avec du bœuf, du poulet, du thon, du maïs, du fromage, du jambon… « En Argentine, on mange cela sur le pouce », explique Horacio. Relevés avec du chimichurri, une sauce piquante à base d'herbes argentines, ces empanadas sont un pur régal. Plus qu'un restaurateur, Horacio est un véritable hôte. « J'accueille mes clients comme à la maison », explique Horacio, attentif à chacun. Le bouche à oreille a déjà fonctionné à plein. La petite salle meublée avec des objets de récupération remis au goût du jour ne désemplit pas.

« Je suis étonné par le succès. Les Français sont très enthousiastes par rapport à l'Argentine. Ils sont curieux de la nourriture mais aussi de la culture. C'est un lien très spécial qui unit les Français à l'Argentine. D'ailleurs, c'est ici, en France, que j'ai commencé à aimer le tango. Mieux, l'image de l'Argentine que renvoient les Français est tellement valorisante que c'est depuis que je vis ici que je me sens Argentin », confie Horacio qui se sent très bien à Tarbes, qu'il trouve très sud-américaine dans son tempérament. À la caminito san-pedro, le climat est tellement familial que les gens n'hésitent pas à passer derrière le comptoir pour desservir. « Il y a une âme, ici. On le ressent dès qu'on rentre », note une cliente en dégustant un verre de yerba maté. On y est bien, tout simplement. " (article de la dépêche, Arnaud Paul)