Sur les traces de Marceline Baptistine ABADIE - La fin du voyage.

Cette fois ci , c'est bien la fin de ces quelques jours en Argentine

Buenos Aires est toujours aussi attractive, mouvante et envoutante. A Barracas, quartier très populaore et qui a conservé sa tradition de quartier malgré la présence de la grande agglomération porteña dont il fait partie, nous voici déambulant dans les rues nuitamment. Apparemment pas trop de risques Notre cousin Roberto, descendant de Marceline Abadie , nous accompagne pour nous faire visiter la vieille gare toujours en activité, les anciennes maisons d'origine, les *conventillos* et nous nous retrouvons pour une nouvelle soiré tango dans le restaurant qu'íl a décidé de réouvrir avec Doris sa compagne, dans ce *barrio de Barracas.* Tout est authentique , mais de l'authentique non surfait, de l'authentique vrai; du carrelage aux étagères, lámbiance est garantie 100pour cent barrio porteño. Ici ce n'est pas du tout le mème tango que celui que nous avons découvert sur les diverses scènes argentines jusqu'à présent. Le tango est chanté avec accompagnement à la guitare. Le public commande ses repas, s'installe; on s'interpelle de table en table, on va discuter un moment, on se congratule, on se présente aux amis des amis et, après la prestation d'une petite formation de trois jeunes du barrio, se succèdent au micro divers "invités" qui sont en fait des habitués et clients du restaurant.

Certains sont d'anciens chanteurs de la scène du tango, d'autres de purs

amateurs, mais le plateau est relevé, on ne plaisante pas avec le tango. Hommes ou femmes, selon son thème favori les postulants se succèdent pour deux ou trois chants, ce ne sont que des classiques du répertoire et du patrimoine tango. Le tango est depuis peu classé au Patrimoine mondial et ici ce soir on comprend réellement mieux ce que ce mouvement peut représenter dans la conscience collective des argentins. Il n'y a pas un seul touriste ici ce soir, mis à part Kiki et moi, qui faisons cependant partie de la famille, puique invités de notre cousin Roberto. Nous sommes aussi à table en compagnie de nos petits cousins. Petit à petit le restaurant se garnit et le niveau sonore sámplifie. Les soirées ne commenncent pas avant 22h, car elles finissent tard le endemain matin souvent. . D'ailleurs aux murs, parmi les nombreux trophées authentiques du quartier, la photo du village de Campistrous trône en bonne place!!! Cést de là que Marcelin Abadie est partie; et dire que ce soir un lien de plus s'est tendu entre ces quartiers populaires du tango argentin et ce petit village de Bigorre.... Quel raccourci tout de même , qui l'aurait cru un jour? Les postulants au chant se signalent à Doris qui les indique au présentateur de la soirée; lui même chanteur de tango. Il y a ici ce soir que de vrais artistes populaires et le chant est véritablement partagé comme une composante de vie du quotidien de ce barrio qui petit à petit se revitalise. Il faut tout de même signaler que voici à peine deux ans il n'aurait pas fait bon déambuler, même de jour , dans ce coupe-gorge...... Si vous voulez vous rendre compte un jour de ce qu'est le tango populaire, venez au restaurant *Los Laureles *à *Barracas.* L'ambiance n'y est pas guindée, simplement respectueuse et conviviale. Nous rentrons tôt comme Cendrillon à minuit passé, mais nous savons que la soirée a duré jusqu'à six heures du matin....

  • Dernier jour à Buenos Aires*

Le temps est superbe, ciel bleu , 31 degrés et quelques. nous fonÇons à nouveau vers la Bocca et Caminito pour les derniers achats, puis un petit détour à Puerto Madrin. On nous déconseille d'y aller à pied directement depuis la Bocca; dans le colectivo que nous empruntons, nous comprenons d'ailleurs pourquoi en traversant une petite zone de droits relatifs, où il doit falloir savoir nager en eaux troubles. Kiki me dit que comme guet à pends ce náurait pas été mal. Et de Puerto Madrine nous rentrerons à l'hôtel à pied en passant près de la Casa Rosada, devant la cathédrale, par la calle Florida, l'avenue 25 de Mayo, l'avenue 9 de julio

et enfin lhôtel Reina, notre QG de campagne argentine.

Epuisés mais heureux de ces quelques jours passés au pays d'adoption de notre ancêtre Marceline Baptisitine Abadie. Ce soir Gustavo Devèze et Irène, Luis Boutigues, Angélique Bonnahon et d'autres peut être, viennent nous retrouver pour partager le dernier diner en toute amitié. Ah l'Argentine... avant de la quitter on a déjà envie d'y revenir.

Jean-Paul et famille depuis Buenos Aires le 06 03 2010