Gira Mayo 2010 chorale "Le Choeur des Pyrénées" en Argentine

Alors cette fois nous y voila; un ordinateur qui fonctionne correctement et une liaison a débit normal , par contre pour le clavier toujours cette gymnastique due au système "qwerty" Et voici le résumé de cette première partie de la Tournée argentine du "Choeur des Pyrénées

Samedi 15 Mai 2010 * Les 25 choristes et 5 accompagnateurs arrivent à Ezeiza. Une fois passées les formalitès, nos guides argentins nous accueillent et nous partons direction La Plata. Là nous attend la* Chorale Mèdanos y Luna* de Santa Rosa et le *Coro del Club Universitario de La Plata*.Nous avons notre premier concert avec ces deux choeurs le soir même à 20h au Salon Dorado de la Municipalité de La Plata, face à la magnifique cathédrale. Pour nous c'est l'épreuve du feu car Le Choeur des Pyrénées n'a jamais chanté en public. Le *Salon Dorado* est "relleno" comme ils disent, c'est à dire archiplein et les choeurs qui nous précèdent sur scène ne nous laissent pas le choix: il nous faut être "bons". Nous passons en dernier en tant que invités d'honneur et malgré tout, même si la prestation n'est pas parfaite totalement, nous nous en sortons plutôt bien. Soirée d'échange d'après concert intense. Nous mourons de fatigue mais participons de bonne grâce au 2tournoi chansons et jeux2 destiné à mieux faire connaissance avec l'ensemble des choristes des autre choeurs. Il se fait tard dans la nuit lorsque nous regagnons nos pénates à l'Hôtel del Rey.

  • Dimanche 16 Mai 2010*

Matinalement nous embarquons dans le "colectivo", le bus qui va nous conduire de ville en ville durant toute la tournée. L'ambiance est calme et plutôt à la récupération car le décalage horaire, la répétition, le concert, l'après concert et une nuit fort courte, laissent des traces de fatigue. La pampa défile avec son uniformité de paysage invariable. Il fait un temps d'automne plutôt agréable, avec une température de 10 à 15 degrés et un ciel tout ce qu'il y a de plus lumineux et d'un bleu intense. Une journée de rêve commence et bien que nous soyons destinés à la passer dans le *colectivo*, le trajet s'annonce plus agréable que sous la pluie battante. Ici on souhaiterait en effet que la pluie tombe car depuis notre récent voyage de février il n'est pas tombé une seule goutte d'eau. *El campo*, l'agriculture, se plaint du déficit en eau, l'herbe est sèche et les cultures ont mûri précocement; maïs et autres soja ont déjà été récoltés. On n'a plus cette vision de la "nouvelle pampa" où la culture céréalière remplace progressivement l'élevage; certains disent ici *"exterminent l'élevage*". En effet la viande se raréfie au profit de l'appât du gain immédiat que procure la culture à outrance du soja transgènique. Avec cette culture vient le revenu immédiat mais semble-t-il aussi une foule de futurs ennuis plus durables tels que pollution et désertification du sol, sans parler de la nappe phréatique qui commence à récupérer tous les déchets phytosanitaires qu'entraîne cette agriculture outrancière nouvellement enfourchée par les estancieros. Vaste sujet où la nécessite d'un revenu immédiat pour les uns, la déraison d'un profit excessif pour les grandes firmes semencière et phytosanitaires n'a d'égal que la perte de tous les repères et de toutes les traditions de production de l'excellente viande argentine. Nous voguons cap vers Pigûè tout là-bas au coeur de la pampa. Les kilomètres et les heures défilent, ponctués de quelques arrêts carburant et pique nique, déjà l'après-midi est bien avancé