Nous voguons cap vers Pigûè tout là-bas au coeur de la pampa. Les kilomètres et les heures défilent, ponctuées de quelques arrêts carburant et pique nique, déjà l'après-midi est bien avancé. Bizarre, de ma place à l'arrière du *colectivo* il me semble voir passer comme des petites particules de poussière venant de l'arrière du bus , certaines se collant sur les vitres laissent un trace irisée ??? Les naufragés de la Pampa* Encore quelques kilomètres monotones et un embouteillage aux alentours de l'agglomération de Lobos, puis, le bus se range inconsidérément sur la banquette, dans un pré à droite de la route ?? Les portes s'ouvrent. Arrêt

  • "2 fois 3,14* " ??

Les deux chauffeurs sont déjà le nez dans le moteur, à l'arrière... - Que pasa ? - Algo roto , una canilla o un durit ? - No, no es posible? Et pourtant l'arrière du bus est "repeint" flambant neuf à l'huile de vidange, de bas en haut. L'un des chauffeurs en bleu de travail s'est déjà glisse sous le moteur avec des clefs de mécanique. Effectivement c'est la bonne panne. Démontage de la pièce métallique percée, séchage, colmatage avec une collerette de résine, séchage, remontage, amorçage des circuits. Les quarts d'heure tournent aussi. Les choristes se sont égayés dans l'herbe de la pampa, mais l'heure de la répétition est déjà dépassée et depuis une demi-heure nous devrions être dans la salle de concert. le soleil baisse sur l'horizon... Que fait on? . Conciliabule..Prenez les partitions, annonce Mirtha ALCARAZ DAHHANI notre Chef de choeur. Nous allons nous mettre en formation dans la prairie tout près du bus et commencer la répétition; ce sera au moins cela de fait. Échauffements de voix entre coupés des bruits de moteur des bolides qui déboulent sur la route toute proche. Toujours la réparation en cours...et la montre qui tourne, tourne... Je préviens Miguel MARCENAC à Pigùê, par portable interposé: - Petit problème technique, nous sommes immobilisés dans la pampa à quelques 80 km de Pigùê et nous allons avoir du retard. - Bon bon, ici c'est salle comble et on vous attend.Pas de problème pour nous , le public va attendre car il tient tellement à vous écouter. On vous envoie un bus. Le soleil baisse, baisse. Décision: il faut changer de vêtements et déjà revêtir la tenue de concert. Des soutes du bus on extrait les valises et chacun dans l'herbe pampèenne , en plein air, procède au dèshabillage et rhabillage. Spectacle peu courant dans la pampa semble-t-il car jusqu'aux chauffeurs routiers, nous provoquons sonneries de klaxons et signes divers de surprise. Valises ouverte et vêtements épars, nous devons en effet ressembler aux naufragés d'un avion qui vient de se crasher: L'un des chauffeurs est parti avec la pièce défectueuse jusqu'à un lointain garage en faisant stopper un gros camion citerne Le temps passe, la nuit fraîche est là, le bus de rechange toujours pas ? Tard très tard des phares dans la nuit, au loin, puis des appels de phares. La réparation est presque terminée car entre temps le chauffeur est revenu avec sa pièce brasée et procède au remplacement. Que faire? Attend -t-on la fin de la réparation, transbordons nous tout le matériel dans l'autre bus ? Nous finissons par changer de bus et en route vers Pigûè. Seulement deux heures de retard lorsque nous nous garons devant la salle de concert de la Sociedad Francesa... Le public stoïque est dans la salle et nous attend. Sans plus de prèambule Miguel MARCENAC, Prèsident de la Sociedad Francesa, me propulse sur la scène pour expliquer notre venue, la prestation de la Chorale des Pyrènèes l'Association Bigorre Argentine Uruguay, ses buts, ses actions,etc. Puis le concert démarre et le public conquis participe, soutien, explose. Belle soirée, que nous terminons à la demande des Pigûèens, pour le dernier rappel, par la Marseillaise. Puis ce sont les échanges de cadeaux, béret et autres médailles, suivis d'un copieux asado.

  • Lundi 17 Mai 2010*

Avant de quitter Pigûè, la famille DUCOS, èmigrèe au XIXème de Bagnères de Bigorre, tient absolument à nous inviter à visiter son estancia, moment d'émotion lorsque dans la salle de séjour nous entonnons *Se Canto*. le temps est toujours au beau fixe mais il fait quand même moins 2 degrès dans la pampa. Dèjà nous filons vers NEUQUEN Nous passons des kilomètres et des kilomètres de pampa, puis soudain franchissons le Rio Negro et tout change. A l'interninable dècor dèsolè de la plate pampa succèdnt des plantations de vergers d'arbres fruitiers. Des kilomètre de vergers bordent non seulement la route mais s'enfoncent dans les terres vers l'intèrieur. Il serait curieux de connaître la aueface totale de cette règio de production de pommes surtout, poires et cerises, mais aussi quelques vignes. toute l'activitè èconomiaue tourne autour de la production fruitière: machines de traitement et de rècolte, hangars de stockage, palettes, transports routiers, etc. Après midi rèpètition et dècouverte de la ville.

  • Mardi 18 Mai 2010*

Matinèe consacrèe à la visite d'une exploitation fruitière, après midi rèpètition et soirè concert au Museo Nacional de Bellas Artes NMBA. L'accueil du public n'est pas à la hauteur des efforts aue nous avons réalisés pour effectuer un bon concert; mais ètions nous suffisamment "bons" nous mêmes? Ce n'est pas le timide accueil du publis aui a pu pousser le groupe vocal dans ses meilleurs retranchements afin d'exprimer le meilleur de lui même. La"onda" n'est pas passèe; dommage car la salle de concert ètait hyper belle, bien aue la scène soit peu propice au dèploiement d'une chorale.

  • Mercredi 19 Mai 2010*

Adieu Neuquen et ses vergers, bonjour *General Roca,* toujours dans la zone fruitière. Après une matinè dècouverte de la salle de concert et de la ville, nous partons en dèbut d'après midi pour la dècouverte d'une zone de rèserve municipale, "la Barda" où gisent notamment de nombreux sites de dynausores fossiles. Accueil dans des familles de choriste aui donneront conjointement à nous le concert de ce soir. Soirèe concert dans les locaux d'une grande salle municipale. L'accueil chaleureux, les liens tissès avant concert avec la plupart des choristes ont fait la rèussite du concert. Dans la froidure d'une nuit ètoilèe sur la pampa, nous tentons de gagner Santa Rosa de la Pampa. Le dèplacement en *colectivo* doit prendre toute la nuit. Vers la moitiè de la nuit...... arrêt moteur...oui je sais, cela commence à être une tradition lors de nos déplacements collectifs. C'est à nouveau le coup de la panne, mais nous avons cette fois toute la nuit devant nous...En fait nous n'avons ni lumière, ni chauffage, ni informations sur l'origine de l'arrêt. Chacun essaye incommodèment de poursuivre sa nuit, pliè en 4 sur son fauteuil ou roulè en boule contre les dossiers. Il fait d'ailleurs un froid *tremendo* dans ce bus de l'infortune.Selon la rumeur qui circule à voix basse de siège en siège, ce serait une question d'alternateur ? Nous voila bien ennuyès et rèfrigères à `popint car le froid pampèen lui ne nous a pas abandonnès. Les heures passent où l'on entend des bruits de clefs, de marteau, des frottements, des grincements, de grands coups sur les tôles de quelques soutes du bus. De temps en temps comme un gargarisme de moteur qui tout comme les choristes s'est un peu enrouè. Rien à faire, nous sommes toujours plantès dans la pampa , au milieu de nulle part. Notre sort cette fois ci n'intèresse personne semble-t-il car demain matin nous ne sommes attendus que en milieu de matinèe pour quelques ""officiolades" avec l'intendente, le chargè de culture, la dèlegation chilienne et *tutti quanti,...* Les chauffeurs passent et repassent le long du bus, nous les entendons maugrèer dans la nuit froide et ètoilèe, l'heure n'est pas à la poèsie ni à la contemplation semble-t-il... Des anges passent... dans le colectivo personnes ne moufte. Après de multiples essais et on ne sait quel tour de passe passe, le moteur timidement se met à grelotter, puis s'auto encourageant il èmet quelques "potpot, potpot, pot" et finit par se dècourager à poursuivre sa rèsistance passive; il vrombrit à nouveau. Nous voici à nouveau sauvès `'une congèlation presaue certaine....Chacun reprenant son ronfflement, moteur et choristes assoupis à nouveau, nous filons rumbo à Santa Rosa. Nous y arrivons en même temps que le soleil qui tarde à se lever...à croire que lq nuit à ètè dure `pour lui aussi !!!! Passablement lessivès , engourdis, courbaturès, nous n'avons même pas le temps de nous ressaisir, dèjà nos amis choristes de Mèdanos y Luna sont groupès autour du *colectivo* qui vient à peine de stopper devant chez Julio. Accueil grandiose, comme si nous avions traversè l'Atlantique à la rame. Les naufragès regagnant la berge, rèconfortès et entopurès de tous les ègards. Ah ces Argentins.... quelle chaleur humaine!!!! Le cafè brûlant et les petites viennoiseries viennent bien à propos pour nous requinquer.

  • Jeudi 20 Mai 2010*